[De retour apres un mois dans l`impossibilite de donner des nouvelles.... voici les differents textes ecrits pendant ce laps de temps]
5h du matin. Une cigarette à la bouche, les yeux portés entre les étoiles et le cadran de direction, je tiens la barre du bateau. Nous naviguons depuis bientôt 9 heures. Je suis de garde entre 4 et 8 heures du matin. Par groupe de 3, nous nous relayons. Vitesse moyenne : 6 nœuds, correct. Direction : Indonésie.
Nous arrivons en début d’après-midi aux larges des îles Anambas et jetons l’ancre. Les autorités du port nous accueillent pour vérifier notre autorisation d’entrée dans le pays. Nos visas, récupérés alors que nous étions encore en Malaisie, sont en règle. Mais nous n’avons pas le droit de rester près des îles. Nous devons amarrer dans un autre port, un endroit bien spécifique, afin d’obtenir l’autorisation d’amarrer autre part. Et cette autorisation, c’est dans une ambassade indonésienne que nous pouvons l’obtenir. En gros : Quittez le pays.
Nous voici donc de retour vers Tioman, l’endroit le plus proche qui ne soit pas une partie de l’Indonésie. A l’heure ou j’écris ces lignes, nous ne savons pas encore ce que nous allons faire. Une chose est sûre : nous serons de retour à Tioman d’ici une heure, au maximum.
La vie à bord est relativement différente lorsque nous naviguons. En premier lieu, le bateau bouge beaucoup plus. Je ne m’en plain pas, mais nous avons hier soir perdus deux pastèques après un balancement un brin inattendu et une double chute, et Jennifer (l’une des apprenties) s’est brûlée suite à une eau bouillante sortant de sa casserole. Dans la cuisine, nous attachons tout ce que nous pouvons. Sur le pont, C’est toutes les heures que l’on vérifie que tout est bien stable. La règle, c’est « Une main pour toi, et une autre pour le bateau ». Gare aux chutes pour celui qui oublie cette règle…
Rien de bien dérangeant, il suffit de faire attention. J’ai profité de cet aller-retour pour découvrir la navigation. Nous avançons pour l’instant grâce à notre moteur, pour gagner du temps. Cette histoire de visa ennuie un peu tout le monde.
Nous sommes aujourd’hui le 24 novembre. Le bateau est ancré depuis hier à Batam. Les autorités vérifient nos passeports, demain nous repartons pour Anambas. Ici Internet coûte assez cher, donc vous n’aurez malheureusement pas encore de photos pour aujourd’hui… mais je garde tout ça sous le coude.
Sur ce, salut à tous, je vous revient des que possible !